A la guerre de mouvement des mois d'août et septembre, les tranchées plus ou moins aménagées font leur apparition dès octobre 1914. Dans cette guerre de tranchées qui dure de fin 1914 à juillet 1918, les assaillants rencontrent un réseau de tranchées plus ou moins importants. Les tranchées sont composé de barbelés dont les fils enchevêtrés ralentissent leur avance sous les feux meurtriers de mitrailleuses, fusils-mitrailleurs, lance-grenades, crapouillots et ou minenweefer légers ; sur la lèvre des tranchées en zig zag ou à angle droit pour éviter les tirs en enfilade, côté ennemi une banquette de tir aménagé permet de surveiller et de battre le cas échéant le champ de tir entre les deux tranchées adverses.
De proche en proche sont installés dans les tranchées des postes de guet, sources de renseignements indispensables où l'on peut observer ce qui se passe dans les tranchées adverses. Plusieurs épis dits "parallèles de départ" en prévision d'une attaque sont creusés dans les tranchées sur ordre du commandement, pour une sortie rapide vers les tranchées ennemies des combattants donnant l'assaut. Au fil du temps et des relèves successives, ces tranchées s'améliorent et se réparent sous les effets des tirs d'artillerie, des intempéries, etc...
L'arrière de cette ligne de tranchées est atteint par des boyaux profonds, permettant relèves, évacuations sanitaires, ravitaillement et acheminement des munitions et matériels nécessaires à l'aménagement de sapes, d'abris, de postes de commandement; etc. Plusieurs réseaux de tranchées peuvent ainsi se succéder en profondeur. Des tranchées plus ou moins camouflés aux vues et photos aériennes, ce qui offre la possibilité de dispersion des effectifs, rapidement regroupés le cas échéant.
Si à Verdun les tranchées n'existent pas dans les secteurs au coeur de la bataille, en raison des bombardements violents et permanents, des différences d'aménagements de ces tranchées sont encore visibles en Meuse, notamment dans la forêt d'Apremont du Saillant de Saint-Mihiel, de Bois d'Ailly et Brûlé où les allemands utilisent depuis 1914 le mot "Enfer".
Ps: sur la photo évacuation d'un blésés dans la tranchés.